« Doc:Hatchepsout » : différence entre les versions
Aucun résumé des modifications |
Aucun résumé des modifications |
||
| (5 versions intermédiaires par le même utilisateur non affichées) | |||
| Ligne 1 : | Ligne 1 : | ||
Sous-dossier de [[Doc:Dinner Party (Judy Chicago)|Dinner Party]] | Sous-dossier de [[Doc:Dinner Party (Judy Chicago)|Dinner Party]] | ||
; Brooklyn Museum | ; Brooklyn Museum | ||
; [https://www.brooklynmuseum.org/fr-FR/objects/166072 Hatchepsout Aile 1, place 8] | ; [https://www.brooklynmuseum.org/fr-FR/objects/166072 Hatchepsout Aile 1, place 8] | ||
== Biographie == | == Biographie == | ||
[[Fichier: | [[Fichier:Egypt Queen Pharaoh Hatshepsut statue.jpg|400px|thumb|right|Red granite statue of Queen Pharaoh Hatshepsut, Egyptian Museum, Cairo. Photo taken by Hajor, December 2002. GFDL and/or cc.by.sa.]] | ||
Dans l'installation de Judy Chicago, ''Hatchepsout'' occupe une place charnière : c'est la toute première femme historique (et non plus mythologique ou allégorique) à être conviée à la table. Pharaonne de la XVIIIe dynastie égyptienne, elle a régné avec une prospérité remarquable, mais a dû endosser les attributs visuels de la royauté masculine (barbe postiche, némès, kilt) pour asseoir sa légitimité. Pour Judy Chicago, cette place-setting illustre un tournant dans l'histoire des femmes : bien que détenant un pouvoir absolu, Hatchepsout a dû se travestir en homme pour exercer son autorité. Surtout, son histoire démontre la fragilité de cette mémoire : après sa mort, son successeur Thoutmôsis III a entrepris une damnatio memoriae systématique, martelant son nom et ses représentations sur les monuments. L'artiste rend ici hommage à cette souveraine bâtisseuse, tout en soulignant la violence de l'effacement des femmes de l'histoire officielle lorsqu'elles accèdent au pouvoir suprême. | Dans l'installation de Judy Chicago, ''Hatchepsout'' occupe une place charnière : c'est la toute première femme historique (et non plus mythologique ou allégorique) à être conviée à la table. Pharaonne de la XVIIIe dynastie égyptienne, elle a régné avec une prospérité remarquable, mais a dû endosser les attributs visuels de la royauté masculine (barbe postiche, némès, kilt) pour asseoir sa légitimité. Pour Judy Chicago, cette place-setting illustre un tournant dans l'histoire des femmes : bien que détenant un pouvoir absolu, Hatchepsout a dû se travestir en homme pour exercer son autorité. Surtout, son histoire démontre la fragilité de cette mémoire : après sa mort, son successeur Thoutmôsis III a entrepris une damnatio memoriae systématique, martelant son nom et ses représentations sur les monuments. L'artiste rend ici hommage à cette souveraine bâtisseuse, tout en soulignant la violence de l'effacement des femmes de l'histoire officielle lorsqu'elles accèdent au pouvoir suprême. | ||
; | ; Article | ||
→ [ | * → [https://sis.gov.eg/fr/egypte/tourisme/tourisme-culturel/monuments/hatchepsout/ Hatchepsout] (L’Organisme général de l’Information. Portail vers l’Egypte, 2025) | ||
<html> | |||
<div> | |||
<iframe width="560" height="315" src="https://www.youtube.com/embed/1Cqmx05SsUU?si=79QPhGeld5tHLOMG" title="YouTube video player" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share" referrerpolicy="strict-origin-when-cross-origin" allowfullscreen></iframe> | |||
</div> | |||
</html> | |||
; Référence bibliographique | |||
{{Bib:CDN-RMH}} | |||
: → [https://www.radiofrance.fr/franceculture/podcasts/a-voix-nue/hatchepsout-2118028 Le destin fabuleux de la reine Hatchepsout raconté par Christiane Desroches-Noblecourt] (Radio France, 2018) | |||
Dernière version du 20 mai 2026 à 21:54
Sous-dossier de Dinner Party
- Brooklyn Museum
- Hatchepsout Aile 1, place 8
Biographie[modifier]

Dans l'installation de Judy Chicago, Hatchepsout occupe une place charnière : c'est la toute première femme historique (et non plus mythologique ou allégorique) à être conviée à la table. Pharaonne de la XVIIIe dynastie égyptienne, elle a régné avec une prospérité remarquable, mais a dû endosser les attributs visuels de la royauté masculine (barbe postiche, némès, kilt) pour asseoir sa légitimité. Pour Judy Chicago, cette place-setting illustre un tournant dans l'histoire des femmes : bien que détenant un pouvoir absolu, Hatchepsout a dû se travestir en homme pour exercer son autorité. Surtout, son histoire démontre la fragilité de cette mémoire : après sa mort, son successeur Thoutmôsis III a entrepris une damnatio memoriae systématique, martelant son nom et ses représentations sur les monuments. L'artiste rend ici hommage à cette souveraine bâtisseuse, tout en soulignant la violence de l'effacement des femmes de l'histoire officielle lorsqu'elles accèdent au pouvoir suprême.
- Article
- → Hatchepsout (L’Organisme général de l’Information. Portail vers l’Egypte, 2025)
- Référence bibliographique
→ La reine mystérieuse Hatshepsout (Christiane Desroches-Noblecourt) (Pygmalion, 2002)
- → Le destin fabuleux de la reine Hatchepsout raconté par Christiane Desroches-Noblecourt (Radio France, 2018)