« Doc:Hatchepsout » : différence entre les versions
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Dans l'installation de Judy Chicago, ''Hatchepsout'' occupe une place charnière : c'est la toute première femme historique (et non plus mythologique ou allégorique) à être conviée à la table. Pharaonne de la XVIIIe dynastie égyptienne, elle a régné avec une prospérité remarquable, mais a dû endosser les attributs visuels de la royauté masculine (barbe postiche, némès, kilt) pour asseoir sa légitimité. Pour Judy Chicago, cette place-setting illustre un tournant dans l'histoire des femmes : bien que détenant un pouvoir absolu, Hatchepsout a dû se travestir en homme pour exercer son autorité. Surtout, son histoire démontre la fragilité de cette mémoire : après sa mort, son successeur Thoutmôsis III a entrepris une damnatio memoriae systématique, martelant son nom et ses représentations sur les monuments. L'artiste rend ici hommage à cette souveraine bâtisseuse, tout en soulignant la violence de l'effacement des femmes de l'histoire officielle lorsqu'elles accèdent au pouvoir suprême. | Dans l'installation de Judy Chicago, ''Hatchepsout'' occupe une place charnière : c'est la toute première femme historique (et non plus mythologique ou allégorique) à être conviée à la table. Pharaonne de la XVIIIe dynastie égyptienne, elle a régné avec une prospérité remarquable, mais a dû endosser les attributs visuels de la royauté masculine (barbe postiche, némès, kilt) pour asseoir sa légitimité. Pour Judy Chicago, cette place-setting illustre un tournant dans l'histoire des femmes : bien que détenant un pouvoir absolu, Hatchepsout a dû se travestir en homme pour exercer son autorité. Surtout, son histoire démontre la fragilité de cette mémoire : après sa mort, son successeur Thoutmôsis III a entrepris une damnatio memoriae systématique, martelant son nom et ses représentations sur les monuments. L'artiste rend ici hommage à cette souveraine bâtisseuse, tout en soulignant la violence de l'effacement des femmes de l'histoire officielle lorsqu'elles accèdent au pouvoir suprême. | ||
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* → [https://sis.gov.eg/fr/egypte/tourisme/tourisme-culturel/monuments/hatchepsout/ Hatchepsout] (L’Organisme général de l’Information. Portail vers l’Egypte, 2025) | |||
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Dernière version du 20 mai 2026 à 21:54
Sous-dossier de Dinner Party
- Brooklyn Museum
- Hatchepsout Aile 1, place 8
Biographie[modifier]

Dans l'installation de Judy Chicago, Hatchepsout occupe une place charnière : c'est la toute première femme historique (et non plus mythologique ou allégorique) à être conviée à la table. Pharaonne de la XVIIIe dynastie égyptienne, elle a régné avec une prospérité remarquable, mais a dû endosser les attributs visuels de la royauté masculine (barbe postiche, némès, kilt) pour asseoir sa légitimité. Pour Judy Chicago, cette place-setting illustre un tournant dans l'histoire des femmes : bien que détenant un pouvoir absolu, Hatchepsout a dû se travestir en homme pour exercer son autorité. Surtout, son histoire démontre la fragilité de cette mémoire : après sa mort, son successeur Thoutmôsis III a entrepris une damnatio memoriae systématique, martelant son nom et ses représentations sur les monuments. L'artiste rend ici hommage à cette souveraine bâtisseuse, tout en soulignant la violence de l'effacement des femmes de l'histoire officielle lorsqu'elles accèdent au pouvoir suprême.
- Article
- → Hatchepsout (L’Organisme général de l’Information. Portail vers l’Egypte, 2025)
- Référence bibliographique
→ La reine mystérieuse Hatshepsout (Christiane Desroches-Noblecourt) (Pygmalion, 2002)
- → Le destin fabuleux de la reine Hatchepsout raconté par Christiane Desroches-Noblecourt (Radio France, 2018)