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== Mars ==
Sous dossier de [[Uranie:Mars (personnage)|Mars (personnage)]]
Les caractéristiques étudiées dans cette page contribuent à construire le personnage inspirateur [[JDR:Mars (personnage)|Mars (personnage)]].


Le dieu romain Mars est associé au dieu Grec [[#Arès]] qui sera traité dans cette page.
Le dieu romain Mars est associé au dieu Grec [[#Arès]] qui sera traité dans cette page.
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On comprend que Mars soit nettement plus important pour les Latins qu’Arès pour les Grecs.
On comprend que Mars soit nettement plus important pour les Latins qu’Arès pour les Grecs.
=== Amant fougueux, passionné et jaloux ===
Le mythe retient sa relation passionnelle avec Vénus (Aphrodite). Bien qu'elle soit mariée au dieu forgeron Vulcain (Héphaïstos), Mars entretient avec elle une relation adultère. Un épisode célèbre, raconté dans l'Odyssée, montre comment Vulcain, pour se venger, forge un filet magique aux mailles invisibles pour emprisonner les deux amants dans leur lit, les exposant ainsi à la risée des autres dieux (seul Neptune prendra leur défense et obtiendra la libération de Mars en se portant garant)
. Ce tempérament passionné le rend aussi capable d'une terrible jalousie : découvrant que Vénus s'est éprise du jeune et beau mortel Adonis, Mars, blessé dans son orgueil et fou de rage, se métamorphose en sanglier pour attaquer et tuer son rival.


== Arès ==
== Arès ==

Dernière version du 3 juillet 2026 à 13:23

Sous dossier de Mars (personnage)

Le dieu romain Mars est associé au dieu Grec #Arès qui sera traité dans cette page.

Si l’un et l’autre apparaissent comme le dieu de la guerre, on ajoute, à l’héritage d’Arès par Mars, des fonctions spécifiques à celui-ci.

Mythes & Mythologies (Félix Guirand, Joël Schmidt) (Larousse, coll. In extenso, 2019) (paru en 1996) Mythes Mythologies présente Mars comme « figure symbolique du réveil de la force et de la vigueur tant dans la nature que dans le cœur des guerriers. »

Le personnage de Mars


Dieu agraire ?[modifier]

Une différence fondamentale est de faire de Mars une divinité agraire. Cependant, Georges Dumézil[1] démontre qu’il n’en est rien ( p.223-256).

En résumé, de quelque côté qu'on envisage le problème, à Rome comme à Iguvium, comme en Étrurie, un contrôle strict des arguments laisse Mars dans sa définition traditionnelle, dieu combattant et dieu des combattants.

Le loup[modifier]

Il est connu que le loup est l’animal de Mars[2] Il est intéressant de le retrouver à son tour en lien avec l’initiation[3] :

Le songe de Poliphile commence par l’évocation du loup comme animal initiatique ; il apparaît avec la même signification dans la triade animale du premier chant de L’inferno de Dante.

La fondation de Rome[modifier]

On connaît le rôle nourricier de la louve dans le fondation de Rome : elle allaite Romulus et Remus, fils de Mars et de Rhéa Sivia.

On comprend que Mars soit nettement plus important pour les Latins qu’Arès pour les Grecs.

Amant fougueux, passionné et jaloux[modifier]

Le mythe retient sa relation passionnelle avec Vénus (Aphrodite). Bien qu'elle soit mariée au dieu forgeron Vulcain (Héphaïstos), Mars entretient avec elle une relation adultère. Un épisode célèbre, raconté dans l'Odyssée, montre comment Vulcain, pour se venger, forge un filet magique aux mailles invisibles pour emprisonner les deux amants dans leur lit, les exposant ainsi à la risée des autres dieux (seul Neptune prendra leur défense et obtiendra la libération de Mars en se portant garant) . Ce tempérament passionné le rend aussi capable d'une terrible jalousie : découvrant que Vénus s'est éprise du jeune et beau mortel Adonis, Mars, blessé dans son orgueil et fou de rage, se métamorphose en sanglier pour attaquer et tuer son rival.

Arès[modifier]

Dieu de la guerre, du courage aveugle et brutal, de la fureur sanguinaire, du carnage[4]

« De tous les dieux qui habitent l’Olympe, dit à Arès le Zeus de l’Iliade, c’est toi qui m’es le plus odieux ; car tu n’aimes toujours que la discorde, la guerre et les combats ; tu as l’esprit intraitable et indocile de ta mère Héra, que j’ai peine à réprimer par mes paroles. »[4]

Arès Borghèse Louvre ; marbre IIe siècle

Individuation[modifier]

En étudiant les textes alchimiques, Jung reconnaît son concept d’individuation[5] dans l’Arès,

principe de structuration des formes individuelles, [...] celui qui attribue les formes. En conséquence, l’Arès peut être compris comme le principe d’individuation stricto sensu.[6]

Filiation[modifier]

On prête à Arès une importante progéniture[7] dont une partie hérite des feux de l’amour, une autre des feux de la guerre.

Enfants des feux de l’amour
les Érotes[8] (Éros, le plus connu, Antéros ou l’amour retourné, Himénos ou le désir incontrôlable, Pothos ou le désir amoureux, Hédilogos ou la flatterie) ; Harmonie qui épousera Cadmos ;
Enfants des feux de la guerre
Déimos ou la terreur ; Phobos ou la peur panique ; Enyallos (peut-être un fils d’Enyo, peut-être juste un surnom d’Arès lui-même) ; les reines des Amazones — Penthésilée, fille d’Otréré ; Orithye, fille de Marpésia (laquelle se disait, chez les Latins, fille de Mars comme sa sœur Lampédo) ; Antiope, fille d’Otréré, peut-être de Marpésia ; Hippolyte, fille d’Otréré ;

Ne figurent pas dans ces listes, loin d’être exhaustives, quelques criminels et fous ayant commis des atrocités remarquables.

On voit qu’Arès a créé tout un peuple motivé par la passion amoureuse et guerrière
dont les Amazones


  1. Georges Dumézil : La religion romaine archaïque : avec un appendice sur la religion des Étrusques (Payot & Rivages, 2000)
  2. On lit : « Il était rattaché au dieu de la guerre Mars » in → Encyclopédie des symboles (Le livre de Poche, La Pochothèque, 2000) , entrée Loup, p.374-376 ; « Plusieurs animaux lui sont consacrés : le pic, le cheval et le loup » in → Mythes & Mythologies (Félix Guirand, Joël Schmidt) (Larousse, coll. In extenso, 2019) (paru en 1996), entrée Mars, p.248-249.
  3. Synchronicité et Paracelsica (C. G. Jung) (Albin Michel, 1988) (paru en 1942), p.248 (note 114)
  4. 4,0 et 4,1 Mythes & Mythologies (Félix Guirand, Joël Schmidt) (Larousse, coll. In extenso, 2019) (paru en 1996), entrée Arès dans la section Mythologie grecque (p.160-163)
  5. Afin de bien comprendre ce que Jung entend par individuation, cf. Doc:Individuation.
  6. Synchronicité et Paracelsica (C. G. Jung) (Albin Michel, 1988) (paru en 1942), p.187
  7. Certains auteurs antiques attribuent d’autres paternités ou maternités aux enfants cités dans ce passage mais nous les retiendrons sous l’angle de la symbolique.
  8. Quand le nom de la mère n’est pas indiqué, l’enfant est né d’Aphrodite