« Doc:Miroir, genre littéraire » : différence entre les versions

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Les historiens de la littérature médiévale relèvent dans le titre ''Miroir de...'' l’indice d’une valeur générique. Sous-ensemble du genre didactique, le miroir désignerait ces œuvres de vulgarisation, scientifiques, morales ou politiques, qui offrent aux lecteurs un objet dans lequel contempler la figure exemplaire de l’ordre du monde ou celle d’une vie tournée vers le Bien ou celle encore d’un bon gouvernement. Il existe des '''Miroirs...'' du monde, de l’âme, des princes, des dames, des bonnes femmes, de l’humaine salvation... Certes, la célébrité de l’œuvre magistrale de Vincent de Beauvais, le ''Speculum majus'', a valeur d’exemple et pousse à voir dans toute description du monde et de l’homme leur image, le texte jouant le rôle d’un miroir. Par ailleurs, le ton moralisateur de ces livres de clergie engendre une prise de conscience de soi qui évoque l’attitude de celui qui observe son image dans un miroir. Cette finalité édifiante explique, sans doute, l’attachement à cet intitulé. (Chantal Connochie-Bourgne, p.30)
Les historiens de la littérature médiévale relèvent dans le titre ''Miroir de...'' l’indice d’une valeur générique. Sous-ensemble du genre didactique, le miroir désignerait ces œuvres de vulgarisation, scientifiques, morales ou politiques, qui offrent aux lecteurs un objet dans lequel contempler la figure exemplaire de l’ordre du monde ou celle d’une vie tournée vers le Bien ou celle encore d’un bon gouvernement. Il existe des '''Miroirs...'' du monde, de l’âme, des princes, des dames, des bonnes femmes, de l’humaine salvation... Certes, la célébrité de l’œuvre magistrale de Vincent de Beauvais, le ''Speculum majus'', a valeur d’exemple et pousse à voir dans toute description du monde et de l’homme leur image, le texte jouant le rôle d’un miroir. Par ailleurs, le ton moralisateur de ces livres de clergie engendre une prise de conscience de soi qui évoque l’attitude de celui qui observe son image dans un miroir. Cette finalité édifiante explique, sans doute, l’attachement à cet intitulé. (Chantal Connochie-Bourgne, p.30)
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au Moyen Âge, titre de recueils contenant des préceptes de morale, de jurisprudence, de récits, etc. (Denis Hüe, p.44)
au Moyen Âge, titre de recueils contenant des préceptes de morale, de jurisprudence, de récits, etc. (Denis Hüe, p.44)
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C’est l’objet matériel qui permet de développer le discours métaphorique sur le miroir, mais c’est aussi le désir de me voir au monde plus encore que de considérer le monde qui va expliquer la floraison de ce type de titres, floraison tardive et liée directement aux progrès techniques de la miroiterie. (Denis Hüe, p.45)
C’est l’objet matériel qui permet de développer le discours métaphorique sur le miroir, mais c’est aussi le désir de me voir au monde plus encore que de considérer le monde qui va expliquer la floraison de ce type de titres, floraison tardive et liée directement aux progrès techniques de la miroiterie. (Denis Hüe, p.45)
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Version du 5 avril 2026 à 13:30

Définitions

Miroirs et jeux de miroirs dans la littérature médiévale (Fabienne Pomel) (PUR, 2003) (sur OpenEdition depuis 2016)

Les historiens de la littérature médiévale relèvent dans le titre Miroir de... l’indice d’une valeur générique. Sous-ensemble du genre didactique, le miroir désignerait ces œuvres de vulgarisation, scientifiques, morales ou politiques, qui offrent aux lecteurs un objet dans lequel contempler la figure exemplaire de l’ordre du monde ou celle d’une vie tournée vers le Bien ou celle encore d’un bon gouvernement. Il existe des 'Miroirs... du monde, de l’âme, des princes, des dames, des bonnes femmes, de l’humaine salvation... Certes, la célébrité de l’œuvre magistrale de Vincent de Beauvais, le Speculum majus, a valeur d’exemple et pousse à voir dans toute description du monde et de l’homme leur image, le texte jouant le rôle d’un miroir. Par ailleurs, le ton moralisateur de ces livres de clergie engendre une prise de conscience de soi qui évoque l’attitude de celui qui observe son image dans un miroir. Cette finalité édifiante explique, sans doute, l’attachement à cet intitulé. (Chantal Connochie-Bourgne, p.30)

au Moyen Âge, titre de recueils contenant des préceptes de morale, de jurisprudence, de récits, etc. (Denis Hüe, p.44)

C’est l’objet matériel qui permet de développer le discours métaphorique sur le miroir, mais c’est aussi le désir de me voir au monde plus encore que de considérer le monde qui va expliquer la floraison de ce type de titres, floraison tardive et liée directement aux progrès techniques de la miroiterie. (Denis Hüe, p.45)

Autres sources

Le miroir du Prince dans l'Antiquité : le paradoxe d'un genre inexistant ? par Aliénor Cartoux et Sarah Orsini (Ars Scribendi - Interférences sur OpenEdition)




Les miroirs médiévaux : réflexions génériques et genrées

Les miroirs médiévaux : réflexions génériques et genrées par Clémentine Girault et Jeanne Mousnier-Lompré (Perspectives médiévales], 2024)



Miroir ou Image… Le choix d'un titre pour un texte didactique (Presses universitaires de Rennes, 2003) (paru en 2003)

(Chantal Connochie-Bourgne)

Les « miroirs aux princes » sont-ils un genre littéraire ? (Presses universitaires de Vincennes, 2006) (paru en 2006)

(Einar Már Jónsson)


Préface au Speculum Majus de Vincent de Beauvais : réfraction et diffraction (Bellarmin-Vrin, 1979) (paru en 1979)

(Serge Lusignan)

→ [lien vers l'ouvrage sur le site de l'éditeur Le Miroir des simples âmes anéanties et qui seulement demeurent en vouloir et désir d'amour] (Albin Michel, 1984) (paru en 1295)

(Marguerite Porete)