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== Biographie ==
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[[Fichier:Queen of the Night BM 2003-07-18.jpg|500px|thumb|right|"La Reine de la Nuit" (souvent identifiée à Ishtar), terre cuite moulée, Mésopotamie, vers 1800-1750 av. J.-C. Hauteur 49,5 cm. British Museum, Londres. Photographie : Fæ]]
[[Fichier:Queen of the Night BM ME 2003-7-18.1 n01.jpg|500px|thumb|right|"La Reine de la Nuit" (souvent identifiée à Ishtar), terre cuite moulée, Mésopotamie, vers 1800-1750 av. J.-C. Hauteur 49,5 cm. British Museum, Londres. Photographie : Fæ]]


Dans l'installation de Judy Chicago, ''Ishtar'' marque une transition cruciale : c'est la première déesse de l'installation à appartenir à l'histoire écrite. Divinité mésopotamienne majeure, elle incarne une dualité fascinante, puisqu'elle est à la fois la déesse de l'amour physique, de la fertilité, et la déesse de la guerre et du pouvoir politique. Contrairement aux déesses primordiales qui représentaient des forces anonymes de la nature, Ishtar possède une personnalité complexe, un culte structuré dans de vastes temples (comme celui d'Uruk) et une mythologie littéraire riche (notamment le mythe de sa descente aux Enfers). Pour Judy Chicago, Ishtar symbolise le moment où le pouvoir féminin devient institutionnel. Toutefois, cette place-setting introduit aussi l'ambivalence qui poursuivra les femmes puissantes dans l'histoire : la sexualité sacrée d'Ishtar commencera bientôt à être perçue comme une menace par les sociétés patriarcales qui émergent.
Dans l'installation de Judy Chicago, ''Ishtar'' marque une transition cruciale : c'est la première déesse de l'installation à appartenir à l'histoire écrite. Divinité mésopotamienne majeure, elle incarne une dualité fascinante, puisqu'elle est à la fois la déesse de l'amour physique, de la fertilité, et la déesse de la guerre et du pouvoir politique. Contrairement aux déesses primordiales qui représentaient des forces anonymes de la nature, Ishtar possède une personnalité complexe, un culte structuré dans de vastes temples (comme celui d'Uruk) et une mythologie littéraire riche (notamment le mythe de sa descente aux Enfers). Pour Judy Chicago, Ishtar symbolise le moment où le pouvoir féminin devient institutionnel. Toutefois, cette place-setting introduit aussi l'ambivalence qui poursuivra les femmes puissantes dans l'histoire : la sexualité sacrée d'Ishtar commencera bientôt à être perçue comme une menace par les sociétés patriarcales qui émergent.

Version du 14 mai 2026 à 17:50

Sous-dossier de Dinner Party

Biographie

"La Reine de la Nuit" (souvent identifiée à Ishtar), terre cuite moulée, Mésopotamie, vers 1800-1750 av. J.-C. Hauteur 49,5 cm. British Museum, Londres. Photographie : Fæ

Dans l'installation de Judy Chicago, Ishtar marque une transition cruciale : c'est la première déesse de l'installation à appartenir à l'histoire écrite. Divinité mésopotamienne majeure, elle incarne une dualité fascinante, puisqu'elle est à la fois la déesse de l'amour physique, de la fertilité, et la déesse de la guerre et du pouvoir politique. Contrairement aux déesses primordiales qui représentaient des forces anonymes de la nature, Ishtar possède une personnalité complexe, un culte structuré dans de vastes temples (comme celui d'Uruk) et une mythologie littéraire riche (notamment le mythe de sa descente aux Enfers). Pour Judy Chicago, Ishtar symbolise le moment où le pouvoir féminin devient institutionnel. Toutefois, cette place-setting introduit aussi l'ambivalence qui poursuivra les femmes puissantes dans l'histoire : la sexualité sacrée d'Ishtar commencera bientôt à être perçue comme une menace par les sociétés patriarcales qui émergent.

Référence bibliographique

→ [À compléter par le lien éditeur] Inanna, reine du ciel et de la terre (Samuel Noah Kramer et Diane Wolkstein) (Seghers, 1987) (paru en 1983)

Brooklyn Museum

Ishtar Place Setting ```