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Dernière version du 17 mai 2026 à 14:28

Sous-dossier de Dinner Party

Brooklyn Museum
Ishtar Aile 1, place 3

Biographie[modifier]

"La Reine de la Nuit" (souvent identifiée à Ishtar), terre cuite moulée, Mésopotamie, vers 1800-1750 av. J.-C. Hauteur 49,5 cm. British Museum, Londres. Photographie : Marie-Lan Nguyen / Wikimedia Commons / CC-BY 2.5

Dans l'installation de Judy Chicago, Ishtar marque une transition cruciale : c'est la première déesse de l'installation à appartenir à l'histoire écrite. Divinité mésopotamienne majeure, elle incarne une dualité fascinante, puisqu'elle est à la fois la déesse de l'amour physique, de la fertilité, et la déesse de la guerre et du pouvoir politique. Contrairement aux déesses primordiales qui représentaient des forces anonymes de la nature, Ishtar possède une personnalité complexe, un culte structuré dans de vastes temples (comme celui d'Uruk) et une mythologie littéraire riche (notamment le mythe de sa descente aux Enfers). Pour Judy Chicago, Ishtar symbolise le moment où le pouvoir féminin devient institutionnel. Toutefois, cette place-setting introduit aussi l'ambivalence qui poursuivra les femmes puissantes dans l'histoire : la sexualité sacrée d'Ishtar commencera bientôt à être perçue comme une menace par les sociétés patriarcales qui émergent.

Articles
Bibliographie

La vie méconnue des temples mésopotamiens (Dominique Charpin) (Belles Lettres, 2017)

La reine de la nuit[modifier]