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Dans l'installation de Judy Chicago, ''Sophie'' (ou Sophia) clôture la première aile de la table en marquant une transition théologique cruciale. Contrairement aux déesses précédentes qui incarnent des forces de la nature, Sophie est une abstraction divinisée : la Sagesse de Dieu. Dans les textes bibliques (comme le Livre des Proverbes ou la Sagesse de Salomon), elle est décrite comme une femme assistant Dieu lors de la création du monde. Pour Judy Chicago, Sophie illustre le moment où, dans les traditions monothéistes naissantes, le principe féminin cesse d'être adoré comme une déesse à part entière pour devenir un simple "attribut" de Dieu. Progressivement, cette figure féminine sera effacée, masculinisée ou reléguée au rang de métaphore poétique par les religions patriarcales. Cette place-setting rend hommage à cette Sagesse féminine originelle, cachée mais persistante au cœur des grandes religions du Livre.
Dans l'installation de Judy Chicago, ''Sophie'' (ou Sophia) clôture la première aile de la table en marquant une transition théologique cruciale. Contrairement aux déesses précédentes qui incarnent des forces de la nature, Sophie est une abstraction divinisée : la Sagesse de Dieu. Dans les textes bibliques (comme le Livre des Proverbes ou la Sagesse de Salomon), elle est décrite comme une femme assistant Dieu lors de la création du monde. Pour Judy Chicago, Sophie illustre le moment où, dans les traditions monothéistes naissantes, le principe féminin cesse d'être adoré comme une déesse à part entière pour devenir un simple "attribut" de Dieu. Progressivement, cette figure féminine sera effacée, masculinisée ou reléguée au rang de métaphore poétique par les religions patriarcales. Cette place-setting rend hommage à cette Sagesse féminine originelle, cachée mais persistante au cœur des grandes religions du Livre.
; Articles :
* → [https://www.erudit.org/fr/revues/ltp/2020-v76-n3-ltp06576/1084140ar/ Sophia, figure d’anima ?] par Christophe Gripon in Laval théologique et philosophique, vol.76, n°3, octobre 2020 (Érudit)


; Référence bibliographique
; Référence bibliographique
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Version du 15 mai 2026 à 13:38

Sous-dossier de Dinner Party

Brooklyn Museum
Sophia Aile 1, place 6

Biographie

Fichier:Sophia - Hortus deliciarum.jpg
Allégorie de la Sagesse divine (Sophia), miniature extraite de l'Hortus Deliciarum, œuvre de Herrade de Landsberg, Alsace, vers 1180. Photographie : Bibliothèque nationale et universitaire de Strasbourg

Dans l'installation de Judy Chicago, Sophie (ou Sophia) clôture la première aile de la table en marquant une transition théologique cruciale. Contrairement aux déesses précédentes qui incarnent des forces de la nature, Sophie est une abstraction divinisée : la Sagesse de Dieu. Dans les textes bibliques (comme le Livre des Proverbes ou la Sagesse de Salomon), elle est décrite comme une femme assistant Dieu lors de la création du monde. Pour Judy Chicago, Sophie illustre le moment où, dans les traditions monothéistes naissantes, le principe féminin cesse d'être adoré comme une déesse à part entière pour devenir un simple "attribut" de Dieu. Progressivement, cette figure féminine sera effacée, masculinisée ou reléguée au rang de métaphore poétique par les religions patriarcales. Cette place-setting rend hommage à cette Sagesse féminine originelle, cachée mais persistante au cœur des grandes religions du Livre.

Articles
Référence bibliographique

Sophie. La figure biblique de la Sagesse et ses interprétations (Dominique Cerbelaud) (Champion, 2016)