« Calli talk:Les porteurs d’espérance » : différence entre les versions
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== Jeudi 27 novembre 2025 == | |||
Nous avons lu ce texte en groupe et nous pensons qu’il peut être développé. | Nous avons lu ce texte en groupe et nous pensons qu’il peut être développé. | ||
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Dans le développement du récit, on pourrait créer une tension narrative. | Dans le développement du récit, on pourrait créer une tension narrative. | ||
== Récit du 27 novembre == | |||
Les porteurs d’espérance | |||
Aléa | |||
=>Matin – c’est le matin – je vois le jour – je suis réveillée – j’entends le chant des oiseaux – mon cocon se verticalise - la porte vitrée de mon cocon s’ouvre – j’enclenche le premier pas – le deuxième – à droite ; Aélly – à ma gauche ; Aporonn – nous sommes les escadrons protecteurs des sages et des grands sages – les escadrons protecteurs ont la tenue blanche et dorment à la frontière de la zone blanche et de la zone bleue – nous sommes 100 à nous réveiller les matins chacun dans notre cocon. | |||
=>Aporonn | |||
Matin – A ma droite Aléa – A ma gauche Archomm – il tombe – Je ne comprends pas – Mon regard s’interroge – Il ne bouge pas – je reste droit – le chant des oiseaux fredonne une nouvelle fois – ce qui n’est pas habituel | |||
=>Mundia | |||
Qu’est-ce donc ? Pourquoi cette alarme ? Je suis réveillée par un son strident ce matin. J’appelle de mon index gauche Naolinn sur mon bracelet en or. Naolinn ! Naolinn ! Naooolinn ! | |||
=>Naolinn | |||
Oooooh non ! Je gesticule dans tous les sens. Je ne sais pas quoi faire ! Ma base de données déraille ! Les lignes de code s’effacent une à une ! En appel SOS sur mon écran s’affiche « danger immédiat » ! Mes yeux s’écarquillent, je panique, je me raidi, aucune issue pour déjouer ce bug ! Je suis le seul à pouvoir le décrypter. Mon bracelet doré à mon bras droit vibre et je me paralyse rien qu’à l’idée de devoir y répondre. Je dois absolument mettre un pansement sur ce problème le temps de découvrir ce qui ne tourne pas rond ici ! Naolinn essaie tant bien que mal à bidouiller mais le signal s’intensifie. Toute la zone blanche est en alerte rouge. Les portes se bloquent, les communications s’éteignent. Seul les grands-maîtres ont désormais accès en ce lieu. Mundia n’ayant pas eu de réponses auprès de Naolinn passe le premier sas en ouvrant la porte avec le bip de son bracelet. Passe le deuxième sas après un scan corporel. Il voit Naolinn s’agiter devant des écrans sombres et clignotants. Les doigts sur le clavier qu’il tapote rapidement pour faire ralentir d’un côté les données qui s’effacent peu à peu, de l’autre regardant les alertes. Mais ce qu’il a occulté ceux sont ses escadrons réveillés, debouts en attente d’un accord, d’un geste de leur subordonnée pour s’activer comme pour tous les matins. Ils sont visibles sur le 3ème écran à sa droite. | |||
Mundia d’un ton ferme lança sans demi-mesure : « Naolinn !!! Les escadrons !!! Lancez le supérieur virtuel immédiatement !!!» | |||
Naolinn sursauta et ferma les yeux en même temps. Cela ne lui était jamais arrivé. Jamais. La panique, il le découvre. Pour un mi-homme mi-robot cela lui ai douloureux. Il chauffe, il vrille, il bug à son tour. | |||
Mundia n’a aucune idée de comment fonctionne ces appareils, cette technologie créée il y a plus de 300 ans ! Naolinn a toujours été positionné au centre de cette zone blanche comme le seul à détenir les secrets qui en incombent. Cet homme immortel paramétré par d’autres savants fous à l’époque où l’intelligence artificielle émergeait. Où son apogée a construit une nouvelle humanité à l’image lisse, aseptisée, contrôlée. | |||
La bien-pensance comme plus sage pour éradiquer les émotions fortes, les pensées négatives, les idées fructueuses, les guerres, l’amour, le sexe, la richesse, la consommation, la culture, le savoir, l’avenir, les maladies, le goût des bonnes choses, l’incertitude, le choix ! | |||
Un homme au-dessus de cette humanité en perte de repère décria auprès de ses semblables, les derniers sages, qu’un nouveau paradigme est en chemin. Comme un gourou, il dicta ses nouvelles lois, son nouveau jeu de cartes en main. | |||
Construire une humanité plus intelligente. Dotée de capacité exponentielle intégrée dans plusieurs parties du cerveau dont le limbique. Le primordial pour ainsi dire. Et reliée comme des synapses de l’intérieur pour aller s’intégrer dans tous les membres. Des muscles là où il en manquait, un ADN à triple colonnes flexibles connectés à distance pour améliorer les performances physiques et techniques. Réduire, effacer les imperfections. Et comme pour une mise à jour ; les faire aux changements des saisons comme une cure de jouvence. Les âges n’étant plus le paramètre pour définir le corps dans ses limites, atteindre un point de no man’s land en conséquence, amène cette humanité dans une vie intemporelle et insipide. Les hommes s’éteignent au lieu de mourir. | |||
Ainsi Archomm chuta de sa hauteur et Naolinn dernière machine d’à peu près intelligente finit sur son plancher dans cet espace restreint, cloisonné en guise de tour de contrôle. | |||
Le destin des escadrons, Mundia le savait allait changer le courant de l’histoire. Ils partaient un à un en lambeaux, tombaient comme des mouches asphyxiées. Ils ne parvenaient plus à vivre en dehors de leur cocon. | |||
Les sages et les grands sages qui vivaient dans la zone bleue étaient les maîtres de ce monde plus sûr, plus serein, moins vaste. | |||
Ils vivaient dans une harmonie où contredire ne faisait loi. | |||
Mundia et les autres sages iront peut-être découvrir ce monde ancien à l’extérieur. | |||
Ils découvriront peut-être une dimension autre où l’homme y a sa place. | |||
La nature en dehors avait repris toute sa splendeur. Généreuse, aux mille couleurs, aux senteurs parfumées, enivrantes. | |||
Des hommes, des animaux y vivent pleinement avec les dangers, les risques, la joie, l’amour, l’instantanéité, les naissances, les rituels, les savoirs et ses transmissions comme un héritage familial, les combats, la vie, la mort. | |||
Ces hommes, ces rêveurs, content encore ces histoires qui ont eu lieu à une époque où l’homme cessa de réfléchir par lui-même et accepta sa nouvelle condition qu’il pensait moins douloureuse, qu’il pensait agréable pour les générations futures. | |||
Ces rêveurs libres ont abandonné leur confort et se sont éloignés des villes, des campagnes même. | |||
Ces porteurs d’espérance ont choisi une vie reculée, simple et rustre. | |||
Se réveiller aux chants des oiseaux et mourir au soleil peut-être en été dans un rituel enseigné des anciens hommes. | |||
Version du 17 décembre 2025 à 09:35
Jeudi 27 novembre 2025
Nous avons lu ce texte en groupe et nous pensons qu’il peut être développé.
Il faudrait introduire le récit par l’arrivée d’un narrateur dans une ville (afin de respecter la consigne villes imaginaires.
Dans le développement du récit, on pourrait créer une tension narrative.
Récit du 27 novembre
Les porteurs d’espérance Aléa =>Matin – c’est le matin – je vois le jour – je suis réveillée – j’entends le chant des oiseaux – mon cocon se verticalise - la porte vitrée de mon cocon s’ouvre – j’enclenche le premier pas – le deuxième – à droite ; Aélly – à ma gauche ; Aporonn – nous sommes les escadrons protecteurs des sages et des grands sages – les escadrons protecteurs ont la tenue blanche et dorment à la frontière de la zone blanche et de la zone bleue – nous sommes 100 à nous réveiller les matins chacun dans notre cocon. =>Aporonn Matin – A ma droite Aléa – A ma gauche Archomm – il tombe – Je ne comprends pas – Mon regard s’interroge – Il ne bouge pas – je reste droit – le chant des oiseaux fredonne une nouvelle fois – ce qui n’est pas habituel =>Mundia Qu’est-ce donc ? Pourquoi cette alarme ? Je suis réveillée par un son strident ce matin. J’appelle de mon index gauche Naolinn sur mon bracelet en or. Naolinn ! Naolinn ! Naooolinn ! =>Naolinn Oooooh non ! Je gesticule dans tous les sens. Je ne sais pas quoi faire ! Ma base de données déraille ! Les lignes de code s’effacent une à une ! En appel SOS sur mon écran s’affiche « danger immédiat » ! Mes yeux s’écarquillent, je panique, je me raidi, aucune issue pour déjouer ce bug ! Je suis le seul à pouvoir le décrypter. Mon bracelet doré à mon bras droit vibre et je me paralyse rien qu’à l’idée de devoir y répondre. Je dois absolument mettre un pansement sur ce problème le temps de découvrir ce qui ne tourne pas rond ici ! Naolinn essaie tant bien que mal à bidouiller mais le signal s’intensifie. Toute la zone blanche est en alerte rouge. Les portes se bloquent, les communications s’éteignent. Seul les grands-maîtres ont désormais accès en ce lieu. Mundia n’ayant pas eu de réponses auprès de Naolinn passe le premier sas en ouvrant la porte avec le bip de son bracelet. Passe le deuxième sas après un scan corporel. Il voit Naolinn s’agiter devant des écrans sombres et clignotants. Les doigts sur le clavier qu’il tapote rapidement pour faire ralentir d’un côté les données qui s’effacent peu à peu, de l’autre regardant les alertes. Mais ce qu’il a occulté ceux sont ses escadrons réveillés, debouts en attente d’un accord, d’un geste de leur subordonnée pour s’activer comme pour tous les matins. Ils sont visibles sur le 3ème écran à sa droite. Mundia d’un ton ferme lança sans demi-mesure : « Naolinn !!! Les escadrons !!! Lancez le supérieur virtuel immédiatement !!!» Naolinn sursauta et ferma les yeux en même temps. Cela ne lui était jamais arrivé. Jamais. La panique, il le découvre. Pour un mi-homme mi-robot cela lui ai douloureux. Il chauffe, il vrille, il bug à son tour. Mundia n’a aucune idée de comment fonctionne ces appareils, cette technologie créée il y a plus de 300 ans ! Naolinn a toujours été positionné au centre de cette zone blanche comme le seul à détenir les secrets qui en incombent. Cet homme immortel paramétré par d’autres savants fous à l’époque où l’intelligence artificielle émergeait. Où son apogée a construit une nouvelle humanité à l’image lisse, aseptisée, contrôlée. La bien-pensance comme plus sage pour éradiquer les émotions fortes, les pensées négatives, les idées fructueuses, les guerres, l’amour, le sexe, la richesse, la consommation, la culture, le savoir, l’avenir, les maladies, le goût des bonnes choses, l’incertitude, le choix ! Un homme au-dessus de cette humanité en perte de repère décria auprès de ses semblables, les derniers sages, qu’un nouveau paradigme est en chemin. Comme un gourou, il dicta ses nouvelles lois, son nouveau jeu de cartes en main. Construire une humanité plus intelligente. Dotée de capacité exponentielle intégrée dans plusieurs parties du cerveau dont le limbique. Le primordial pour ainsi dire. Et reliée comme des synapses de l’intérieur pour aller s’intégrer dans tous les membres. Des muscles là où il en manquait, un ADN à triple colonnes flexibles connectés à distance pour améliorer les performances physiques et techniques. Réduire, effacer les imperfections. Et comme pour une mise à jour ; les faire aux changements des saisons comme une cure de jouvence. Les âges n’étant plus le paramètre pour définir le corps dans ses limites, atteindre un point de no man’s land en conséquence, amène cette humanité dans une vie intemporelle et insipide. Les hommes s’éteignent au lieu de mourir. Ainsi Archomm chuta de sa hauteur et Naolinn dernière machine d’à peu près intelligente finit sur son plancher dans cet espace restreint, cloisonné en guise de tour de contrôle. Le destin des escadrons, Mundia le savait allait changer le courant de l’histoire. Ils partaient un à un en lambeaux, tombaient comme des mouches asphyxiées. Ils ne parvenaient plus à vivre en dehors de leur cocon. Les sages et les grands sages qui vivaient dans la zone bleue étaient les maîtres de ce monde plus sûr, plus serein, moins vaste. Ils vivaient dans une harmonie où contredire ne faisait loi. Mundia et les autres sages iront peut-être découvrir ce monde ancien à l’extérieur. Ils découvriront peut-être une dimension autre où l’homme y a sa place. La nature en dehors avait repris toute sa splendeur. Généreuse, aux mille couleurs, aux senteurs parfumées, enivrantes. Des hommes, des animaux y vivent pleinement avec les dangers, les risques, la joie, l’amour, l’instantanéité, les naissances, les rituels, les savoirs et ses transmissions comme un héritage familial, les combats, la vie, la mort. Ces hommes, ces rêveurs, content encore ces histoires qui ont eu lieu à une époque où l’homme cessa de réfléchir par lui-même et accepta sa nouvelle condition qu’il pensait moins douloureuse, qu’il pensait agréable pour les générations futures. Ces rêveurs libres ont abandonné leur confort et se sont éloignés des villes, des campagnes même. Ces porteurs d’espérance ont choisi une vie reculée, simple et rustre. Se réveiller aux chants des oiseaux et mourir au soleil peut-être en été dans un rituel enseigné des anciens hommes.