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Et j'ai compris. Pit veut créer un monde sans violence. Il a décidé d'éradiquer toutes les passions qui, pour lui, créent la violence. Moi, je suis convaincue que les passions sont aussi le sel de la vie et je crains que cela créé des personnes sages, raisonnables, la promesse d'une vie ennuyeuse et triste. C'est pour ça que j'ai besoin de récupérer les fichiers de l'ordinateur de Pit pour les reprogrammer». | Et j'ai compris. Pit veut créer un monde sans violence. Il a décidé d'éradiquer toutes les passions qui, pour lui, créent la violence. Moi, je suis convaincue que les passions sont aussi le sel de la vie et je crains que cela créé des personnes sages, raisonnables, la promesse d'une vie ennuyeuse et triste. C'est pour ça que j'ai besoin de récupérer les fichiers de l'ordinateur de Pit pour les reprogrammer». | ||
{{Violet texte=Dans ce qui suit, c’est Albertine qui parle. Il faudra vérifier que ces présentations d’elle-même ont bien été données en amont.}} | |||
J'ai beaucoup de difficultés avec cette proposition, je suis quelqu'un de passionné par tout ce qu'offre la vie. Depuis mon plus jeune âge, je suis excessive, j'aime aller vite, découvrir de nouvelles choses et vivre de nouvelles expériences : parfois dangereuses. L'amour gouverne ma vie et oriente mes choix. Quand j'entreprends, c'est par amour, avec passion. | J'ai beaucoup de difficultés avec cette proposition, je suis quelqu'un de passionné par tout ce qu'offre la vie. Depuis mon plus jeune âge, je suis excessive, j'aime aller vite, découvrir de nouvelles choses et vivre de nouvelles expériences : parfois dangereuses. L'amour gouverne ma vie et oriente mes choix. Quand j'entreprends, c'est par amour, avec passion. | ||
Version du 30 avril 2026 à 16:13
Antérieur
La partie écrite à ce stade doit être récupérée plus en amont
- « Depuis quelques mois, j'ai découvert des choses étranges au sein de la tour. J'ai cherché à comprendre toutes ces incohérences.
France cherche depuis quelques mois, pressentant que quelque chose cloche (ceci pourra être précisé en amont) mais cela ne fait que quelques instants que les Quatre ont compris que Pit a supprimé le monde pour en créer un nouveau.
Je pense que ce qui est dit dans ce paragraphe est bien compris à travers ce qui a été écrit jusqu’ici. Il ne me paraît plus nécessaire
Et j'ai compris. Pit veut créer un monde sans violence. Il a décidé d'éradiquer toutes les passions qui, pour lui, créent la violence. Moi, je suis convaincue que les passions sont aussi le sel de la vie et je crains que cela créé des personnes sages, raisonnables, la promesse d'une vie ennuyeuse et triste. C'est pour ça que j'ai besoin de récupérer les fichiers de l'ordinateur de Pit pour les reprogrammer».
Modèle:Violet texte=Dans ce qui suit, c’est Albertine qui parle. Il faudra vérifier que ces présentations d’elle-même ont bien été données en amont.
J'ai beaucoup de difficultés avec cette proposition, je suis quelqu'un de passionné par tout ce qu'offre la vie. Depuis mon plus jeune âge, je suis excessive, j'aime aller vite, découvrir de nouvelles choses et vivre de nouvelles expériences : parfois dangereuses. L'amour gouverne ma vie et oriente mes choix. Quand j'entreprends, c'est par amour, avec passion. Lors de mes études de psychologie, cette question était au centre de mes recherches : est-ce que les passions dominent la raison et entraînent la violence ? J'ai beaucoup lu : de la mythologie à la Comédie humaine de Balzac, en passant par les tragédies grecques ; j’ai étudié les grands médecins de l'âme, Freud, Lacan et C.-G. Jung. J'ai dévoré toutes ces lectures. Je reste intimement persuadée que les conduites dirigées par la passion sont indispensables pour établir des liens puissants. Les débordements violents sont, eux, une maladie de l'âme qu'il faut soigner. Un peu comme s'il fallait garder les passions calmes et soigner les passions violentes.
Cette question a entraîné un long échange où chacun a donné son point de vue. Albertine nous raconte son histoire d'amour avec Raymonde.
Quand j'étais au lycée, j'ai rencontre Pierre. J'en suis tombée follement amoureuse. Mon premier amour, mon amour de jeunesse. Nous étions le couple mythique du lycée. Nous étions fusionnels. Dès le début, je rêvais de me marier avec lui. Je m'imaginais monter les marches de l'église de Mont-de-Marsan au bras de mon père. En 2018, Pierre me demande en mariage. Je commence à avoir peur Je me demande si c'est le bon choix. Je me projette dans l'avenir, être mariée, rester à Mont-de-Marsan. Je me souviens que ma grand-mère me disait que c'était trop tôt. Fougueuse et amoureuse, je ne l'écoute pas. Nous avons programmé le mariage pour le 1er juin 2019. Plus le mariage s'approchait, plus je doutais. Plus je me rendais compte que ce n'était plus ce que je voulais. Plus je me rendais compte que j'avais envie d'ailleurs, de folie.
À quelques jours du mariage, Pierre est opéré de l'appendicite. Il sortira à temps pour le mariage. Je vais lui rendre visite toute la semaine à l'hôpital et je passe toutes mes journées avec lui. Le vendredi soir, mes copines m'organisent mon enterrement de vie de jeune fille. Nous allons danser, et au milieu de la piste de danse, je croise le regard d'une femme qui m'attire. J'en tombe immédiatement amoureuse. Je finis la soirée avec elle. Elle s'appelle Raymonde.
Nous parlons toute la nuit. Et nous nous endormons dans la voiture au milieu de la matinée. Je me réveille en sursaut à 12h30. Totalement déboussolée, j'arrive chez moi pour me préparer car j'ai rendez-vous à la mairie à 14h. Ma mère m'accueille comme un glaçon, ne me parle pas. Ma tante est là pour moi et m'aide à m'habiller. J'arrive à la mairie avec plus de trente minutes de retard. Pierre est très énervé. La cérémonie se poursuit et le maire prononce le mariage.
Pendant la soirée du mariage, je n'ai qu'une envie m'enfuir pour retrouver Raymonde. Ma grand-mère souhaite rentrer, je décide de la ramener. Dans la voiture, j'en parle à ma grand-mère qui a toujours été ma confidente. Elle me connaît par cœur et avait déjà compris qu'il se passait quelque chose. Ma grand-mère m'écoute, et me soutient. Elle pense que je suis trop jeune pour me marier et que j'ai beaucoup de choses à vivre avant. Elle me conseille d'écouter mon cœur. Je décide de retrouver Raymonde et de m'enfuir avec elle. J'avais emporté avec moi la cagnotte du cadeau de mariage. Pendant environ un mois, je vis les plus beaux moments de vie, la folie, la passion. En revenant mon mari est parti et n'a plus souhaité me revoir.
Heureusement que j'ai su écouter mon cœur, heureusement que les passions m'ont emporté, cela m'a permis de vivre les plus beaux moments de ma vie.
Marcel nous expose rapidement la tragédie de sa vie : la perte tragique de Joséphine sa sœur.
- « À vingt-deux ans, ma sœur et mon père sont morts dans un accident de voiture. Je me souviens de chaque moment, je me souviens de ce jour où l'on a appris leur mort. J'étais à la maison avec ma mère. Quand soudain, les policiers sonnent à la porte de la maison. J'ai compris immédiatement qu'ils venaient nous annoncer une mauvaise nouvelle. Ensuite, je ne sais plus. Je ne me souviens plus. La douleur était tellement grande. Tout s'est brouillé, je ne voyais rien ni n'entendais rien. Je me suis senti faible et je suis tombé au sol. J'ai certainement vécu la pire des douleurs de ma vie, mais aujourd'hui, je sais à quel point, cette douleur a été nécessaire aussi. Elle m'a permis de grandir et de devenir moi. Même si je ne le souhaite à personne, je pense que parfois la vie nous apporte des difficultés pour nous rappeler que nous sommes vivants. Alors oui continuons les passions. »
José, lui en bon médiateur, nous a tous écouté. Il a conclu tous les débats comme à son habitude avec son air enjoué. Oui, ne laissons pas le plan de Pit se déployer et permettons la construction d'un monde passionné et passionnant.
Pour conclure, nous nous sommes enlacés, en nous disant, qu'il est urgent de changer les projets de Pit.
J'expose mon plan : créer un monde rempli de passions calmes, qui n'aboutissent pas à la violence, et permettent de vibrer, rire et surtout vivre, de court-circuiter le chemin neuronal qui transforme les passions en violence.
J'ai besoin d'étudier le mécanisme de la violence en examinant le cerveau d'une personne extrêmement violente. pour reprogrammer l'ordinateur et enlever ce chemin psychologique.
José, Albertine et Marcel sont suspendus à mes lèvres. Albertine trépigne d'impatience, elle bouge dans tous les sens, sa tête dodeline, elle bascule d'une jambe sur l'autre, sa robe trapèze remue au rythme de son mouvement.
Marcel attend patiemment, le regard perçant dirigé sur moi.
José, plus sage, est concentré sur la description du plan et au fur et à mesure, je vois un sourire apparaître sur son visage. Je sens qu'il adhère totalement. José ne sait pas cacher ses émotions.
Ils trouvent tous ça génial. Ce sont mes plus grands soutiens. J'espère que ce ne sera pas une voie de garage.
Ensemble, nous réfléchissons aux personnes très violentes que nous connaissons. Albertine propose de kidnapper La Lionne, personnalité hors du commun de la mafia Sicilienne des années 70, reconnue la plus sanguinaire de tous les temps.
Albertine nous raconte comment elle la connaît. Lors d'un de ses nombreux voyages, Albertine a visité la Sicile. C'était en 2023. Elle aime voyager, elle parcourt le monde depuis son adolescence. D'abord avec ses parents et dès qu'elle le peut, elle est partie seule sac au dos. Elle débute par l'Espagne, plus exactement le Pays Basque, ayant grandit à Mont de Marsan. Très vite, elle connaît l'Europe sur le bout de ses doigts. Plus tard, elle explore l'Afrique, le Maroc, puis tout le Maghreb et enfin l'Afrique noire. Elle devient totalement passionnée par l'Afrique, ses traditions et ses cultures multiples. C'est ainsi qu'elle devient experte du Maghreb et qu'elle part en Tunisie étudier la médina au travers de ses études. Elle a toujours voyagé seule. Elle aime avant tout la liberté et les rencontres impromptues. Sa féminité exacerbée lui procure une impertinence naturelle qui captive ceux qui l'entourent. Albertine attire les hommes comme des aimants, sans s'en rendre compte, sans le vouloir. Cet été là, en Sicile, l'été de ses vingt-cinq ans, elle rencontre Enzo, un amour intense et fulgurant. Quand Albertine nous raconte son souvenir d'été, nous sentons tous qu'elle n'a rien oublié. Ses propos sont tellement réalistes, ses sentiments toujours aussi présents. Cet amour a façonné la grande amoureuse qu'elle est.
Nous sommes toujours assis dans ce couloir, à l'abri des regards, captivés par l'histoire merveilleuse que nous conte Albertine. Chaque muscle de son corps frissonne, son regard doux est habité, ses yeux pétillent, son corps mime chaque situations. Nous ne pouvons pas l'arrêter et ses talents d'oratrice nous font voyager dans le temps.
↑ Bonne tactique d’immersion dans le récit ↑
Elle rencontre Enzo le premier soir. Pour son arrivée, elle veut manger une pizza, la pizza napolitaine et rien d'autre. Elle sélectionne sur Internet le restaurant le mieux noté : Chez Enzo. Après un détour rapide à l'auberge, pour se rafraîchir un peu, poser ses affaires, s'habiller et se maquiller, la voilà prête pour conquérir Naples et les napolitains. Elle porte une robe en soie bleue décolletée, au dessus du genou, le tissu est léger et graphique. En voyage, elle porte des baskets pour arpenter à sa guise la ville et ses joyaux. Depuis toute petite, Albertine est très féminine. Elle a pris ça de sa mère. Elle l'admirait et était toujours à côté d'elle quand elle se préparait pour sortir. Elle aimait jouer avec ses affaires, ses bijoux, ses talons hauts et surtout le maquillage. Elle se souvient qu'une fois, elle s'était enfermée dans la salle de bain, elle avait à peine quatre ans, et avait pris tous les rouges à lèvres. Elle en avait étalé partout, autant sur elle, que sur les murs. L'enfant avait déjà trouvé sa passion : sa féminité.
Devant le restaurant, machinalement, elle sort un miroir de son sac, vérifie son maquillage, recoiffe d'un geste de la main ses longs cheveux blonds, et pénètre dans le restaurant. Enzo l'accueille immédiatement. Elle s'arrête net, instantanément sous le charme de cet Italien, et va s’asseoir à la table près des cuisines. En attendant d'être servie elle se plonge dans le livre L'alchimiste. Toute la soirée, elle le regarde et cherche à attirer son attention. Elle cherche le moment opportun pour arborer son plus beau sourire et débuter une conversation dans un italien des plus approximatifs. Ils discutent ensemble jusqu'à l'aube en buvant de l'alcool de pin que les grands parents d'Enzo fabriquaient. Passionné d'art, Enzo discute longuement sur la toile de Kasimir Malevitch Carré blanc sur fond blanc. Aux premières lueurs du jour, Enzo amène Albertine à la plage, et ils se racontent leur vie sur fond de bruit de mer. Quand soudain, ils décident de manger un bout dans une échoppe de plage et commandent des tomates mozzarella, du poulpe grillé et un verre de lait. Avant de rentrer chez Enzo.
Je demande à Albertine d'aller à l'essentiel, nous n'avions pas assez de temps pour les détails. Elle poursuit et nous explique qu'elle a changé tous ses plans et est restée avec lui à Naples les deux mois d'été. En voyant, les étoiles dans les yeux d'Albertine, je savais qu'elle ne regrette rien. Pendant qu'Enzo travaillait, elle avait beaucoup de temps libre. Elle se passionne pour l'histoire de Naples et son passé mafieux, se documente, fouille les archives de la ville, les coupures de presse, et découvre la violence et les codes de la Mafia. C'est ainsi qu'elle a découvert le clan Colosso et La lionne réputée extrêmement violente.
Albertine nous décrit rapidement La lionne et ses exploits et nous sommes tous d'accord pour kidnapper La Lionne en 1975 en Sicile.
Ca y est, le plan est en marche, le bureau est libre. D'un geste rapide et technique, je copie l'ensemble des fichiers avant de retourner auprès de mes amis. Nous nous dirigeons alors vers le bureau Sicile.