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[[Fichier:India, Kalighat painting, 19th century - Two Aspects of Kali- Kali Dancing on Shiva - 1980.216.a - Cleveland Museum of Art.jpg| | [[Fichier:India, Kalighat painting, 19th century - Two Aspects of Kali- Kali Dancing on Shiva - 1980.216.a - Cleveland Museum of Art.jpg|400px|thumb|right|Kali dansant sur Shiva, peinture de Kalighat, Inde, vers 1875. Encre et aquarelle sur papier. Musée d'Art de Cleveland, Ohio. Photographie : https://clevelandart.org/art/1980.216.a]] | ||
Dans l'installation de Judy Chicago, ''Kali'' incarne l'aspect le plus redoutable et le plus transgressif de la divinité féminine. Déesse hindoue du temps, du changement, de la destruction et de la re-création, elle est traditionnellement représentée avec un collier de crânes, une jupe de bras coupés, et la langue tirée, debout sur le corps inerte de Shiva. Contrairement aux figures occidentales qui seront progressivement domestiquées par les sociétés patriarcales, Kali assume et exhibe sa part d'ombre et sa puissance fatale. Pour Judy Chicago, intégrer Kali à la table est un acte fondateur et politique : il s'agit de réhabiliter la violence féminine, non pas comme une barbarie, mais comme une force cosmique nécessaire à la destruction de l'ego et au renouvellement du monde. Cette place-setting rappelle que le pouvoir des femmes n'a rien de naturellement doux ou maternel, et qu'il a longtemps inspiré la terreur reverence des systèmes religieux dominants. | Dans l'installation de Judy Chicago, ''Kali'' incarne l'aspect le plus redoutable et le plus transgressif de la divinité féminine. Déesse hindoue du temps, du changement, de la destruction et de la re-création, elle est traditionnellement représentée avec un collier de crânes, une jupe de bras coupés, et la langue tirée, debout sur le corps inerte de Shiva. Contrairement aux figures occidentales qui seront progressivement domestiquées par les sociétés patriarcales, Kali assume et exhibe sa part d'ombre et sa puissance fatale. Pour Judy Chicago, intégrer Kali à la table est un acte fondateur et politique : il s'agit de réhabiliter la violence féminine, non pas comme une barbarie, mais comme une force cosmique nécessaire à la destruction de l'ego et au renouvellement du monde. Cette place-setting rappelle que le pouvoir des femmes n'a rien de naturellement doux ou maternel, et qu'il a longtemps inspiré la terreur reverence des systèmes religieux dominants. | ||
Version du 15 mai 2026 à 10:48
Sous-dossier de Dinner Party
- Brooklyn Museum
- Kali Aile 1, place 4
Biographie

Dans l'installation de Judy Chicago, Kali incarne l'aspect le plus redoutable et le plus transgressif de la divinité féminine. Déesse hindoue du temps, du changement, de la destruction et de la re-création, elle est traditionnellement représentée avec un collier de crânes, une jupe de bras coupés, et la langue tirée, debout sur le corps inerte de Shiva. Contrairement aux figures occidentales qui seront progressivement domestiquées par les sociétés patriarcales, Kali assume et exhibe sa part d'ombre et sa puissance fatale. Pour Judy Chicago, intégrer Kali à la table est un acte fondateur et politique : il s'agit de réhabiliter la violence féminine, non pas comme une barbarie, mais comme une force cosmique nécessaire à la destruction de l'ego et au renouvellement du monde. Cette place-setting rappelle que le pouvoir des femmes n'a rien de naturellement doux ou maternel, et qu'il a longtemps inspiré la terreur reverence des systèmes religieux dominants.
- Référence bibliographique
→ [À compléter par le lien éditeur] Le Mythe de la déesse (Anne Baring et Jules Cashford) (Seuil, 1999) (paru en 1991)