« Doc:Hatchepsout » : différence entre les versions
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[[Fichier: | [[Fichier:Egypt Queen Pharaoh Hatshepsut statue.jpg|500px|thumb|right|Statue en granodiorite représentant Hatchepsout sous les traits d'un pharaon, Égypte, vers 1479-1458 av. J.-C. Metropolitan Museum of Art, New York. Photographie : Keith Schengili-Roberts]] | ||
Dans l'installation de Judy Chicago, ''Hatchepsout'' occupe une place charnière : c'est la toute première femme historique (et non plus mythologique ou allégorique) à être conviée à la table. Pharaonne de la XVIIIe dynastie égyptienne, elle a régné avec une prospérité remarquable, mais a dû endosser les attributs visuels de la royauté masculine (barbe postiche, némès, kilt) pour asseoir sa légitimité. Pour Judy Chicago, cette place-setting illustre un tournant dans l'histoire des femmes : bien que détenant un pouvoir absolu, Hatchepsout a dû se travestir en homme pour exercer son autorité. Surtout, son histoire démontre la fragilité de cette mémoire : après sa mort, son successeur Thoutmôsis III a entrepris une damnatio memoriae systématique, martelant son nom et ses représentations sur les monuments. L'artiste rend ici hommage à cette souveraine bâtisseuse, tout en soulignant la violence de l'effacement des femmes de l'histoire officielle lorsqu'elles accèdent au pouvoir suprême. | Dans l'installation de Judy Chicago, ''Hatchepsout'' occupe une place charnière : c'est la toute première femme historique (et non plus mythologique ou allégorique) à être conviée à la table. Pharaonne de la XVIIIe dynastie égyptienne, elle a régné avec une prospérité remarquable, mais a dû endosser les attributs visuels de la royauté masculine (barbe postiche, némès, kilt) pour asseoir sa légitimité. Pour Judy Chicago, cette place-setting illustre un tournant dans l'histoire des femmes : bien que détenant un pouvoir absolu, Hatchepsout a dû se travestir en homme pour exercer son autorité. Surtout, son histoire démontre la fragilité de cette mémoire : après sa mort, son successeur Thoutmôsis III a entrepris une damnatio memoriae systématique, martelant son nom et ses représentations sur les monuments. L'artiste rend ici hommage à cette souveraine bâtisseuse, tout en soulignant la violence de l'effacement des femmes de l'histoire officielle lorsqu'elles accèdent au pouvoir suprême. | ||
Version du 15 mai 2026 à 17:47
Sous-dossier de Dinner Party
- Brooklyn Museum
- Hatchepsout Aile 1, place 8
Biographie
Dans l'installation de Judy Chicago, Hatchepsout occupe une place charnière : c'est la toute première femme historique (et non plus mythologique ou allégorique) à être conviée à la table. Pharaonne de la XVIIIe dynastie égyptienne, elle a régné avec une prospérité remarquable, mais a dû endosser les attributs visuels de la royauté masculine (barbe postiche, némès, kilt) pour asseoir sa légitimité. Pour Judy Chicago, cette place-setting illustre un tournant dans l'histoire des femmes : bien que détenant un pouvoir absolu, Hatchepsout a dû se travestir en homme pour exercer son autorité. Surtout, son histoire démontre la fragilité de cette mémoire : après sa mort, son successeur Thoutmôsis III a entrepris une damnatio memoriae systématique, martelant son nom et ses représentations sur les monuments. L'artiste rend ici hommage à cette souveraine bâtisseuse, tout en soulignant la violence de l'effacement des femmes de l'histoire officielle lorsqu'elles accèdent au pouvoir suprême.
- Référence bibliographique
→ [À compléter par le lien éditeur] Hatchepsout : La femme pharaon (Christiane Desroches-Noblecourt) (Gallimard, 1996) (paru en 1996)
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